Le mimétisme en chiffres:
Comment la dépendance à la fréquence influence-t-elle la survie des imitateurs batésiens chez les papillons ?
Lorsque vous avez des couleurs d'avertissement pour signaler aux prédateurs que vous êtes désagréable à manger, et que vous avez également un sosie sans aucune défense, dans quelle mesure ce sosie survit-il dans la nature ? Cela dépend de la fréquence à laquelle le sosie est présent.
Les papillons du genre Adelpha, communément appelés « sœurs », sont largement répartis dans les Amériques. Les motifs de couleurs sur leurs ailes sont généralement un mélange d'orange, de blanc et de brun foncé. Ces couleurs vives peuvent avertir les prédateurs (comme les oiseaux) qu'ils ne feraient pas un repas très savoureux et pourraient même rendre le prédateur malade. Cependant, seules certaines espèces sont désagréables au goût, tandis que d'autres espèces qui leur ressemblent sont appétissantes et sont facilement mangées par les prédateurs. Celles qui sont savoureuses et appétissantes sont considérées comme des imitateurs batésiens des espèces désagréables au goût et non appétissantes. Dans ce cas, nous explorons comment l'abondance du modèle non appétissant, par rapport à celle de l'imitateur appétissant, joue un rôle dans les taux de prédation des deux espèces. Le projet s'appuie sur des données recueillies sur deux sites de terrain : le Costa Rica (abondance égale des deux espèces) et l'Équateur (forte abondance du modèle non appétissant). Les résultats de cette étude nous aident à comprendre ce qui détermine l'évolution des phénotypes, ou apparences, des animaux à travers le comportement des prédateurs.
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